APPARTEMENT DE MADAME DUBARRY

L’Antichambre

Le roi installe sa nouvelle maîtresse à Versailles au printemps 1768 jusqu’à sa mort en 1774.
Les pièces sont alors transformées et re-décorées de boiseries sobre mais dorées et laquées.
Le décor initial dans le pur style rocaille ne survivra que dans l’embrasure des fenêtres.

Chez Madame du Barry, on reprit certaines des habitudes créées par Madame de Pompadour.
Ainsi, il y eu petits soupers, jeux et séances de théâtre et de spectacles donnés surtout par l’Opéra
mais aussi par les Comédiens Français et Comédiens Italiens.

A la mort du roi, la comtesse dut alors quitter cet appartement sur ordre de Louis XVI (3).
Les pièces furent de nouveau divisées pour héberger Louis Alexandre

Céleste d’Aumont, duc de Villequier,
premier gentilhomme de la chambre et Thierry de Ville d’Avray,
premier valet de chambre de Louis XVI.
Endommagées au cours des XIXe et XXe siècle, ces pièces ont fait l’objet d’une première restauration / restitution dans son état du Barry dans les années 1950

 grâce aux travaux de recherche de M. Racinais.
Les pièces ont alors retrouvé leurs dorures et leurs vernis martin.

Malheureusement, l’appartement connaît une nouvelle phase de décrépitude due à

des fuites des toits, des déformations de la structure du bâtiment. Des désordres de tous ordres sont à déplorer, plafonds tachés par l’humidité, boiseries fissurées ou déformées…

Une nouvelle restauration devient urgente, le château cherche des mécènes pour

 procéder à un restitution / évocation comme celle de l’appartement haut de Madame de Pompadour.
Aujourd’hui, l’appartement n’est plus visitable que lors de rares visites conférences.
Les travaux en cours pour la réfection des toitures autour de la cour de marbre et des cours intérieures, permettront une mise hors d’eau de cet appartement et d’envisager une restauration complète, mais pas avant 2010.
Source: M. de Noisy – connaissancesdeversailles.org
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La Salle à manger
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 Photos par Louis du forum connaissancesdeversailles.org
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La Pièce des Buffets
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 Photo par Louis du forum connaissancesdeversailles.org
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 Photo par Louis du forum connaissancesdeversailles.org
Salle des Bains
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La Chambre
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 Photo par Louis du forum connaissancesdeversailles.org via le site de la RMN
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 Photo par Monsieur frère du Roi du forum connaissancesdeversailles.org
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 Photos de l’horloge par Louis du forum connaissancesdeversailles.org
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Le Grand Cabinet ou Salon de Compagnie
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Sous les attiques du château, donnant sur la cour de marbre, se trouvent les cabinets privés du souverain. Très vite, ce dernier octroie à sa favorite une partie de ceux-ci. Le premier architecte du roi, Ange Jacques Gabriel est mandé pour donner une nouvelle fraîcheur à cet endroit.
En ne s’adressant qu’à des artistes, pour ne citer que les plus prestigieux, tels que Fragonard, Madame Vigée Lebrun, Watteau et Van Loo pour la peinture, Carlin pour les commodes, boîtes à bijoux et secrétaires, Germain pour l’orfèvrerie ou encore Verbeck et Desgoulon pour les boiseries et les stucs, la jeune Du Barry va réunir tous les talents particulièrement prisés à la cour en matière d’arts décoratifs.

Après avoir « grimpé » par l’escalier intérieur du Roi, on accède enfin à ce lieu si particulier. Les plafonds sont bas et l’appartement n’a rien de comparable avec ceux que l’on visite habituellement. Cependant, bien que situé juste sous les toits, il se dégage de ce lieu mythique un charme incontestable.

Sitôt la porte d’entrée passée, on accède à la première antichambre où se trouvent des armoires. En leur temps, elles contenaient le linge de table, l’argenterie et la vaisselle.
Un magnifique service de table dit « le service aux rubans bleus » trône derrière une vitrine, il est composé de 37 pièces dont certaines au chiffre de la propriétaire. Elles sont en pâte tendre, sortent tout droit de la manufacture royale de Sèvres; elles furent acquises par Madame Du Barry le 1er septembre 1770.
Dans le même lieu se trouve un petit escalier menant à une ravissante pièce aux dimensions réduites mais merveilleusement décorée, la bibliothèque.
Les portes des armoires en verre, raffinement inouï pour le siècle, sont ornées de motifs d’or dans le goût de l’époque. Dans le fond, une petite alcôve en glace avec un canapé recouvert d’un éclatant tissu fleuri, sur la droite, face à la fenêtre, une cage (aux armes de Jeanne) où se trouvait son perroquet favori auquel on apprenait des airs d’opéra et sur la gauche l’inévitable cheminée en marbre griotte, symbole, s’il en est, du château.
Le salon d’angle donne sur la cour de marbre et la cour royale, la clarté atteint un maximum apportée par des fenêtres en renfoncement, détail d’architecture visant à faire paraître plus grandes les ouvertures. Ces dernières sont richement ornées de motifs « royaux » tels que la fleur de Lys ou les initiales du roi, mais l’artiste ne dédaigne pas les feuilles et les fruits également très appréciés. Quelques meubles d’époque et un portrait du monarque peint par Van Loo se trouvent ici ainsi que les deux fameuses chaises à châssis recouvertes de soie blanche et de motifs fleuris que l’on doit au menuisier Louis Delanois (1769). Elles faisaient partie du mobilier de la jeune femme.
Un amusant détail, dans le mur derrière une porte, on peut apercevoir le minuscule réduit dans lequel, paraît-il, le Roi faisait réchauffer son café…
Puis vient le salon de compagnie qui possède une cheminée de belle facture surmontée d’un buste de Pajou, des chenêts de Caffieri, des sièges recouverts de leur soie d’origine (un must) et deux commodes de style Transition.

On se dirige, ensuite, vers la salle à manger aux murs blancs, parsemés de motifs turquoise du plus bel effet. Pas de table dans cet endroit puisqu’à l’époque, l’on mettait des tréteaux sur lesquels étaient posés une simple planche. Néanmoins, une nappe damassée donnait au tout une allure royale convenant au premier invité de la Comtesse. Tout autour, se trouvaient les chaises, celle du roi avait un dossier plus haut que celui des autres, noblesse oblige!. A côté, la salle des buffets. Les verres et les bouteilles qui ne figuraient jamais sur la table de la salle à manger étaient rangés ici et sortis à la demande des convives. Les servantes et valets s’occupaient également des nombreux plats en attente.

Enfin, on rentre dans la pièce privée où règne comme un parfum de scandale à peine voilé: la chambre. Elle se trouve exactement au-dessus de celle de Louis XV.
On remarque une belle cheminée en marbre blanc finement taillée, une commode Transition, une somptueuse table de Martin Carlin en marqueterie, un petit bureau et une boîte à bijoux du même auteur. Le lit se trouvait, au XVIIIe siècle, en face des fenêtres sur la droite, il était surmonté d’une impériale, sorte de baldaquin avec de lourdes tentures. Une autre porte, ouverte, celle-ci, montre un escalier qui rejoint les toits du château et qui, sous Louis XVI, permettait l’accès à sa bibliothèque.
La salle de bains spacieuse laisse apercevoir la place où se trouvaient les deux baignoires en cuivre épais, la première servant à se laver et la seconde à se prélasser dans une eau parfumée.
L’appartement se termine par une pièce attribuée à la femme de chambre, un cabinet de la chaise et l’immense garde robe aux habits.
La comtesse Du Barry quitte Versailles en mai 1774, le roi se meurt. Elle n’y reviendra jamais…
Le Salon des Jeux
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La Bibliothèque
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 Photos suivantes par Monsieur frère du Roi du forum connaissancesdeversailles.org
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