LA CHAMBRE DE LA REINE

La Reine consacrait une grande partie de son temps à sa chambre, dans laquelle elle recevait les dames de la cour le matin à son lever et accordait des audiences privées. Les reines Marie-Thérèse et Marie Leszczinska, ainsi que les Dauphines Marie-Anne de Bavière et Marie-Adélaïde de Savoie décéderont dans le lit qui verra naître les héritiers au trône.
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Le décor de la première souveraine a totalement disparu, pour laisser la place à celui conçu par Marie Leszczinska de 1730 à 1735, sous la direction de Robert de Cotte et Jacques-Ange Gabriel. Les boiseries sont l’oeuvre de Degoullons, Le Goupil et Verberckt. Les portraits des cinq enfants de Marie Leszczinska seront accrochés sur le dessus des portes. Le Dauphin et ses deux soeurs aînées, Mesdames Elisabeth et Marie-Henriette, par Jean-François de Troy, feront ainsi face à Mesdames Adélaïde et Victoire représentées par Jean-Marc Natoire.

Le plafond, qui conservera les divisions créées au temps de la reine Marie-Thérèse, est orné de grisailles d’or aux chiffres entrelacés du Roi et de la Reine. François Boucher peindra dans les quatre médaillons en camaïeu des figures de la Charité, de l’Abondance, de la Fidélité et de la Prudence. Les stucs des angles, réaménagés pour Marie-Antoinette en 1770, alternent les armes de France et de Navarre avec l’aigle bicéphale de l’Empire. La souveraine fera également placer les portraits en tapisserie des Gobelins de sa mère, l’impératrice Marie-Thérèse, de son frère Joseph II et de son époux, Louis XVI. Ce dernier est aujourd’hui remplacé par une peinture.

La cheminée, en griotte ornée de bronzes ciselés par Forestier en 1786, est surmontée d’un buste de Marie-Antoinette sculptée par Félix Lecomte en 1783. Le coffre à bijoux de la Reine, en acajou, nacre et bronzes dorés, sera livré par Schwerdfeger en 1787.

Le mobilier de la chambre actuelle correspond pour l’essentiel à celui qui était en place le 6 octobre 1789, date de l’arrestation de la famille royale. La souveraine s’enfuira par la porte de gauche pour échapper aux émeutiers qui avaient fait irruption dans son appartement.

La tenture d’alcôve sera retissée dans la manufacture de Lyon qui l’avait livré en 1787. Le lit à la Duchesse, sera entièrement été rebrodé d’après les documents d’archive ainsi que les broderies des sièges replacés sur deux fauteuils ayant appartenu à Louis XVI et sur huit pliants, dont quatre proviennent de la chambre de la comtesse d’Artois. Le balustre sera également reconstitué d’après des documents d’archive et le tapis d’alcôve est une copie de l’original.

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