LES SALLES D’AFRIQUE (AILE NORD)

Salle de la Smalah

Jamais achevée, la salle de la Smalah doit son nom au gigantesque tableau d’Horace Vernet (plus de 21 mètres de long, plus de 100 mètres carrés) représentant la prise de la smalah (ville de tentes) de l’émir Abd el-Kader par un corps expéditionnaire français, à Taguin, le 16 mai 1843. Le commandement en était assuré par l’un des jeunes fils du roi, le duc d’Aumale, qui y gagna une extraordinaire et durable renommée.

Commencé dans la salle du Jeu de Paume à Versailles, en 1843, le tableau fut terminé en 1845, et présenté au Louvre avant d’être installé à Versailles.
La salle a reçu depuis d’autres œuvres illustrant les opérations françaises en Algérie et au Maroc, notamment la grande Bataille d’Isly de Vernet, qui devait prendre place dans la salle voisine « du Maroc », jamais achevée et consacrée par Napoléon III à ses campagnes (Crimée et Italie).

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Salle de Constantine

Première des « salles d’Afrique », la salle de Constantine doit son nom au trois grands tableaux d’Horace Vernet, disposés en triptyque, qui racontent le siège de Constantine (Algérie) par le corps expéditionnaire français aux ordres du duc de Nemours, fils cadet du roi, en octobre 1837.

Mais plus largement, elle illustre les succès militaires français lors des campagnes des années 1830-1840, et les exploits des fils de Louis-Philippe au cours de ces opérations : les ducs d’Orléans et de Nemours au siège d’Anvers (1832) et en Algérie (1835-1840) ; le prince de Joinville au Mexique, lors de la prise de Saint-Jean-d’Ulloa (1838) ; le duc d’Aumale en Algérie (1840).

Ces événements témoignent du dynamisme de la nouvelle dynastie royale française, appelée sur le trône par les suffrages de la Nation.

Les œuvres, qui couvrent plus de 300 mètres carrés, ont été réalisées par Horace Vernet et son atelier entre 1839 et 1842. La voussure du plafond, réalisée par Féron sous sa direction, est ornée de scènes de la vie militaire et de figures de vertus princières, Fidélité, Prudence, Force, Vigilance, Valeur, Persévérance, Justice et Tempérance.

La salle de Constantine a été inaugurée solennellement le 18 mars 1842.

Source: http://www.museehistoiredefrance.fr/
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 La Salle des Etats Généraux

Cette grande salle carrée fait partie de l’aile Gabriel, élevée par l’architecte de ce nom entre 1771 et 1775, première étape de la reconstruction complète des façades du château du côté de la ville, jamais achevée. A la fin de l’Ancien Régime, elle servit de foyer à la salle de spectacle voisine, installée à l’emplacement d’un nouvel escalier, jamais achevé.

Louis-Philippe la consacra aux représentations des réunions des Etats généraux et autres assemblées convoquées par le roi, qui ont émaillé l’histoire de France. Il voulait rappeler que, depuis les temps les plus anciens, en vertu du lien très étroit qui unissait la monarchie française et son peuple, les plus grandes décisions de l’histoire du royaume étaient prises par l’un et l’autre, de manière concertée.

Les tableaux principaux montrent les assemblées les plus mémorables, autour de celle réunie à Versailles à partir du 5 mai 1789, dans la salle des Menus-Plaisirs, l’un des grands événements de la Révolution française.

Au-dessus des tableaux, une grande frise peinte par Louis Boulanger déroule le cortège d’ouverture des Etats généraux de Versailles, parti de l’église Notre-Dame pour se rendre à la cathédrale Saint-Louis. Il était d’usage, en effet, qu’une cérémonie de cette importance soit ouverte par une célébration religieuse.

Partie à onze heures du matin, la procession montre successivement les récollets (en robe de bure), le clergé des deux paroisses de Versailles (Notre-Dame et Saint-Louis), suivi des trois ordres, marchant sur deux files, chaque représentant tenant un cierge à la main. Les députés du tiers-état marchent en tête, suivis de ceux de la noblesse, puis de ceux du clergé.

Viennent ensuite les évêques et le saint Sacrement porté par l’archevêque de Paris, sous un dais dont les cordons sont tenus par les frères du roi et leurs fils. Le roi et la reine suivent, puis les princesses et dames de leur maisons, les princes et ducs et pairs. Le cortège est fermé par les gardes françaises.

Source: http://www.museehistoiredefrance.fr/
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