MONSIEUR – Frère de Louis XIV

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Philippe de France, frère de Louis XIV dit « Monsieur », est laissé à l’écart de toute gestion politique du royaume. Connu pour préférer ses favoris à ses épouses, « plus Parisien que Versaillais », il connaît une victoire militaire en 1677 contre Guillaume d’Orange. Marié à la princesse Palatine, il donne naissance aux deux futurs régents qui gouverneront pendant la minorité de Louis XV, au siècle suivant.

Philippe de France est appelé « Petit Monsieur », titre alors réservé sous l’Ancien Régime au frère cadet du Roi, pour le distinguer du frère de Louis XIII, Gaston d’Orléans, le « Grand Monsieur ». A la mort de ce dernier en 1660, il reprend le titre initial de « Monsieur » et devient, à 20 ans, chef de la maison d’Orléans.

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Onze ans plus tard, en 1671, après la mort de sa première femme, Louis XIV contraint son frère à épouser Elisabeth-Charlotte de Bavière, dite la Palatine. De cette union naissent trois enfants, dont Philippe d’Orléans, futur Régent, et Mademoiselle de Chartres.

Attiré par les costumes féminins et les parures excentriques, entouré de ses favoris et adepte du vice italien, Philippe de France ne se voit confier aucune charge politique par le Roi qui n’approuve pas son comportement. Il sort pourtant victorieux de la bataille de Cassel, le 11 avril 1677, pendant la guerre de Hollande. Guillaume d’Orange est battu.

« Plus Parisien que Versaillais », Monsieur vit entre le Château de Saint-Cloud et le Palais Royal, délaissant la Cour où il introduit Molière et sa troupe. Son château est considéré comme « l’autre Versailles ». Les jardins dessinés par Le Nôtre et les appartements décorés par le peintre Mignard rivalisent avec le palais de Louis XIV.

Source: chateauversailles.fr

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Décès

Philippe de France meurt à Saint-Cloud le 9 juin 1701 au matin, d’une crise d’apoplexie, après une dispute avec le roi au sujet du mariage de leurs enfants (d’après Saint-Simon).

En effet, le duc de Chartres (futur régent) avait été contraint d’épouser Mademoiselle de Blois, bâtarde légitimée de Louis XIV, en l’échange de charges qu’il n’avait jamais reçues. La princesse Palatine était ulcérée de ce mariage inégal avec une « bâtarde » du roi.

Le duc, coureur de jupons, trompait ouvertement sa femme, et le roi avait décidé de défendre les intérêts de sa fille. Les deux frères se disputèrent donc des semaines durant au sujet de ces charges et de ces tromperies. La veille du décès de Monsieur, le 8 juin 1701 au château de Marly, une énième altercation éclate durant laquelle celui-ci tiendra tête au roi, n’hésitant pas à faire remarquer à ce dernier que sa conduite en matière conjugale n’était pas non plus exempte de tout reproche. S’en retournant à Saint-Cloud, le duc d’Orléans subit une attaque qui le terrassa dans la soirée. Il rend son dernier soupir le lendemain matin, après une ultime visite du souverain, sincèrement navré de l’incident.

Le « Roi-Soleil » fut très affecté de sa disparition et en pleura beaucoup les jours suivants, selon les chroniqueurs de l’époque. Malgré les vexations constantes qu’il avait fait subir à son frère, Louis XIV se serait, dit-on, senti coupable de sa mort. Cette tristesse ne fut partagée ni par le chevalier de Lorraine, ni par la Palatine dont la seule préoccupation du moment fut de savoir comment ne pas finir au couvent ou retirée (comme la tradition et son contrat de mariage le lui imposaient), néanmoins elle veille à brûler elle-même secrètement les lettres écrites au duc par ses mignons (Philippe de Lorraine, Armand de Gramont, Antoine d’Effiat) afin de ne pas exposer l’intimité de son époux.

Son cœur est porté à la chapelle Sainte-Anne (nommée la « chapelle des cœurs » renfermant les cœurs embaumés de 45 rois et reines de France) de l’église du Val-de-Grâce. En 1793, lors de la profanation de cette chapelle, l’architecte Louis-François Petit-Radel s’empare de l’urne reliquaire en vermeil contenant son cœur, le vend ou l’échange contre des tableaux à des peintres qui recherchaient la substance issue de l’embaumement ou « mummie » – très rare et hors de prix – alors réputée, une fois mêlée à de l’huile, donner un glacis incomparable aux tableaux.

Source: wikipedia.org

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Château de St-Cloud demeure de Monsieur

Detail_of_the_Château_de_Saint-Cloud,_1675_(painting_by_Etienne_Allegrain)

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