L’ETIQUETTE

1701

Définition:

L’étiquette est l’ensemble des règles qui organisent la vie de la famille royale, des courtisans et du personnel qui les entoure. L’étiquette s’occupe donc de la « vie privée » (bien que continuellement en public) du monarque ; la vie publique du roi (celle des cérémonies d’État) relève du cérémonial.

En France, l’étiquette s’est développée à partir du règne du roi François Ier et connut son apogée et sa forme la plus codifiée et la plus rigide d’Europe sous le règne du roi Louis XIV1.

L’étiquette participe au culte monarchique. Elle permet au roi de manifester sa distinction, sa satisfaction ou son mécontentement vis-à-vis des courtisans à qui il procure ou retire l’honneur de le servir de près. Elle permet aussi aux courtisans de s’affirmer, de marquer leur place (quelquefois provisoire) face à la concurrence des autres membres de la cour.

L’étiquette sous Louis XIV

Dans ses Mémoires Louis XIV révèle sa conception de l’étiquette : « Les peuples sur qui nous régnons, ne pouvant pénétrer le fond des choses, règlent d’ordinaire leur jugement sur ce qu’ils voient au dehors, et c’est le plus souvent sur les préséances et les rangs qu’ils mesurent leur respect et leur obéissance ». Les différentes étapes de la journée royale sont codifiées par l’étiquette.

L’étiquette au 18ème siècle

À la mort du roi Louis XIV, l’étiquette de la cour se perpétue même si elle subit quelques évolutions. Par exemple, les souverains ne dormaient plus dans la Chambre du roi qui devint alors une chambre d’apparat, préférant se réfugier dans leurs appartements privés ou dans les résidences royales des environs, et obligeant ces derniers à se déplacer pour se plier à ce cérémonial du « Grand lever » (ainsi que celui du « Grand coucher ») qui se fit ainsi plus rare.

Durant le règne du roi Louis XV, l’étiquette, certes moins rigide par certains côtés que du temps du roi Louis XIV, ne semble cependant pas avoir subi d’évolutions sensibles.

Sous le règne suivant, celui du roi Louis XVI, les historiens s’accordent à dire que la jeune Marie-Antoinette bouscule des conventions séculaires de la cour de France. Des courtisans, des titulaires de hautes charges au sein de la Maison du roi, s’en offusquent : « (…). Respectueusement, la grande maîtresse rappelle à la reine ce que faisait (ou ne faisait pas) Marie Leczinska. Elle s’attire cette réponse cinglante : « Madame, arrangez cela comme vous l’entendrez. Mais ne croyez pas qu’une reine, née archiduchesse d’Autriche, y apporte l’intérêt et l’abandon qu’y donnait une princesse polonaise devenue reine de France. »

Jacques Levron dans son ouvrage qui a pour titre La cour de Versailles aux xviie siècle et xviiie siècle, écrit : « En dépit de ces secousses, l’étiquette et le cérémonial règnent toujours. « La grande machine continue de fonctionner et les rouages grincent à peine » (André Castelot). »

Dans les Mémoires de Madame Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette, celle-ci rapporte que l’étiquette du xviie siècle fut maintenue au xviiie siècle mais avec moins de dignité selon ses propos

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Source: wikipedia.org

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