LA CHAMBRE DE MADAME ADELAIDE

 Photos par Louis du forum connaissancesdeversailles.org
8_cham10 8_cham11
La chambre de Madame Adélaïde est une très grande pièce, richement décorée.
À l’époque de Mesdames, il existe un décor d’été et un d’hiver dans les appartements officiels.
Deux fois par an, on dépose les tissus et on les remplace:velours pour l’hiver et tissus plus légers pour l’été. Cette gestion permet l’entretien de ces tissus précieux, qui sont
ainsi mieux conservés. Actuellement, ce sont les tissus d’été qui ont été restitués dans les différentes pièces du château.
Ils correspondent à ceux qui étaient en place au moment où la famille royale quitte définitivement Versailles à cause de la Révolution.
Le nouveau broché qui orne les murs de l’alcôve, la garniture du lit et les autres pièces de mobilier reproduit un modèle commandé par la cour de Russie en 1788 pour le grand-duc Paul, à défaut du gros de Tours broché, dessin « fleurs de renoncules, roses et jacinthes bleues nuée et guirlandes de diverses fleurs sur fond blanc » livré en mai 1770 qui reste à identifier.
Le lit à trois dossiers, attribué à Georges Jacob et déposé par le musée du Louvre, a été associé à une impériale du même menuisier, ornée de fleurs telles que le pavot, associées au sommeil. Il remplace le lit à la duchesse, c’est-à-dire placé perpendiculairement au mur, plus monumental, qui figurait dans cette vaste chambre jusqu’à la Révolution. À défaut des douze ployants de Foliot livrés en 1769, des ployants commandés par Napoléon Ier pour le palais de Monte-Cavallo à Rome (actuel palais du Quirinal) ont été placés dans la chambre.
Leur gabarit correspond encore à ceux du XVIIIe siècle et ils peuvent ainsi être présentés à titre d’équivalents, en attendant de retrouver certains des ployants d’origine. La commode de Riesener, placée en face de la cheminée provient du salon des Nobles de la comtesse d’Artois à Versailles, où elle avait été livrée en 1779 ; elle remplace une autre
commode par Riesener livrée pour Madame Adélaïde en 1778 qui était également ornée d’une riche marqueterie de bouquet de fleurs caractéristique des meubles les plus raffinés de cet ébéniste.
En 1787, Madame Adélaïde renouvelait les bras de lumière qui éclairaient sa chambre : le bronzier Louis-Gabriel Feloix livrait six bras à décor de style arabesque dont les branches en enroulement étaient terminées par des têtes d’aigle. Le modèle devait connaître un certain succès puisque Marie-Antoinette devait l’employer dans son appartement de Saint-Cloud. Une paire de ce modèle a pu être acquise par le Château. Le grand candélabre placé sur la commode éclairait la table du jeu dans le grand salon de Mesdames au château de Bellevue. Ce monument de bronze doré et laqué, l’un des plus beaux luminaires français de la fin du XVIIIe siècle, avait été livré par les frères Darnault.
Source: http://www.chateauversailles.fr/resources/pdf/fr/presse/dp_mesdames2.pdf
8_cham13 8_cham14 8_cham15 8_cham16
 p5171334 p5171335 p5171336 p5171343
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s