LE SALON D’APOLLON

Chambre du Roi avant de devenir salle du Trône, cette pièce était la plus richement décorée des Grands Appartements. Le lit royal sera transporter dans la pièce précédente. Le roi y accordera ses audiences ordinaires tandis qu’il faisait transporter son trône dans la galerie des Glaces pour les audiences extraordinaires. Le salon d’Apollon sera réservé à la danse les soirs d’appartement.
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Les marbres sérancolin, vert de mer et de Gènes appartiennent au décor d’origine. Le plafond, sans doute peint par Charles de La Fosse, représente Apollon sur son char, accompagné par la figure de le France et le cortège des Saisons, au centre, et des allégories des Quatre Continents, dans les angles. Les tableaux des voussures représentent Coriolan levant le siège de Rome, Vespasien faisant élever le Colisée, Auguste bâtissant le port de Mysène (allusion à la construction du port de Rochefort), et Porus conduit devant Alexandre. Des figures en stuc de Muses soutiennent la bordure du tableau central.
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Les dessus-de-porte, représentent une Allégorie de la naissance du Dauphin, par Blanchard, et la Renommée portant la Gloire du Roi dans les Quatre parties du Monde, par Bonnemère. Les tentures qui couvraient les murs au temps de Louis XIV étaient composées de velours cramoisi orné de termes et broderies d’or et d’argent en hiver, sur lesquels étaient notamment accrochés le Thomyris de Rubens et les Travaux d’Hercule, de Guido Reni, aujourd’hui exposés au Musée du Louvre. La tenture de la Paix, composée de broderies d’or, d’argent et de soies de couleurs, séparées par des pilastres d’or et d’argent, habillait les murs en été.

Le trône en argent, d’environ trois mètres de hauteur, était placé sur une estrade sous un dais dont on aperçoit encore les pitons. La cheminée était surmontée du portrait de Louis XIV en costume royal, peint par Rigaud et destiné à l’origine à son petit-fils le roi d’Espagne. Ce portrait est aujourd’hui conservé au Louvre.

Les six guéridons en bois doré appartiennent à une série de vingt-quatre, exécutés par Toussaint Foliot (groupes d’enfants) et Augustin Pajou (femmes tenant des cornes d’abondance) en 1769 pour la galerie des Glaces.

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